Communiqué de presse. Prise d’otages à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray

Rouen, le 26 juillet 2016

 

C’est avec stupeur et effroi que nous apprenons ce midi la prise d’otage tragique à l’église de Saint Etienne du Rouvray. Et c’est avec horreur que nous prenons connaissance de l’assassinat lâche et avec une barbarie indescriptible du père Jacques Hamel et l’attaque des paroissiens présents. L’horreur et la barbarie ont frappé notre agglomération et semblent avoir visé particulièrement la communauté chrétienne de notre territoire. L’incompréhension, la sidération mais aussi la révolte face à une telle lâcheté et une telle horreur, à moins de deux semaines des attentats de Nice, nous affectent au plus profond de nos cœurs et de nos âmes.

C’est avec une tristesse infinie que nous souhaitons faire part de notre plus profonde solidarité avec l’ensemble des stéphanais, à leurs élus, mais surtout aux proches des victimes et à l’ensemble de la communauté chrétienne de notre territoire ; qui semble avoir été, ce matin, la victime particulière de la haine et de la barbarie.

26

07 2016

Conseil municipal du 11/07/16. Motion d’urgence LR Rouen: « Le Conservatoire, un outil de rayonnement et d’attractivité »

Rouen. Conseil Municipal du 11 juillet 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

 

La Ville est en procès contre 17 familles ayant leurs enfants en Horaires Aménagés et contre l’Association des Parents d’Élèves et Amis du Conservatoire de Rouen, au sujet des décisions tarifaires.

Mais nous entendons surtout les usagers, les enseignants et les personnels techniques réclamer, avec une grogne de plus en plus affichée, une orientation de long terme sur le devenir de cet établissement communal. Ils nous réclament une vision : une ligne de pensée claire sur l’enseignement du Théâtre, de la Musique et de la Danse dans notre Ville. Ils font écho dans les médias, et au travers de leurs actions de contestation de leur incompréhension face à des décisions prises dans l’urgence, de manière univoque et dont les répercussions sont brutales, non seulement dans leurs conséquences financières, mais plus encore lorsque la Ville trace soudain une autre destinée aux enfants et aux jeunes qui se sont engagés avec passion dans des cycles longs et prometteurs. Car les parents nous alertent sur des décisions qui impactent désormais les choix pédagogiques et le fonctionnement de l’établissement.

Et puis, il y a ces jeunes qui habitent hors nos murs, que nous avons accueillis depuis que le Conservatoire affiche – non sans raison – son Rayonnement Régional et qui se sentent, en l’espace de quelques mois, poussés prématurément vers la sortie. Quel intérêt pour une Ville comme la nôtre de vider de son sens le Rayonnement Régional ? Pourquoi voudrions-nous assécher la réputation d’excellence de ce Conservatoire reconnue par les professionnels au-delà des frontières nationales ? Pourquoi ne pas avoir bâti depuis toutes ces années une politique limpide en faveur de l’enseignement artistique, quand on sait combien ces apprentissages développent les aptitudes et l’épanouissement des enfants, favorisent la sociabilisation et proposent le partage d’un bien commun ? Pourquoi aucune articulation forte entre les structures existantes aidées par la commune, Rive-Gauche ou sur les Hauts-de-Rouen, n’a-t-elle jamais été mise en place avec plus de talent et d’ambition en s’appuyant sur les forces et le savoir-faire de notre Conservatoire ?

C’est pourquoi nous proposons au vote la constitution d’une commission dès la rentrée prochaine. Ce groupe établira des logiques de long terme, dans un esprit de concertation avec les usagers, les équipes de direction, les enseignants qui le réclament. Ce groupe devra ainsi tenir compte de l’offre actuelle, de la pluralité des cursus et des objectifs pédagogiques visés mais également du futur cadre régional et des maillages territoriaux. Il aura pour mission de rédiger un projet concret, qui contribuera à la construction du rayonnement culturel de notre Ville, assurera l’avenir des usagers et des pratiques, et sera lisible par nos concitoyens. Bref, une politique.

11

07 2016

Conseil municipal du 13/06/16. Motion d’urgence LR Rouen: « IL FAUT EN FINIR AVEC LA CASSE DE LA COMPÉTITIVITÉ DE LA FRANCE »

Rouen. Conseil Municipal du 13 juin 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Portée par Jean-François Bures

 

L’économie, l’attractivité et l’image de notre pays souffrent du combat de coqs que se livrent actuellement un syndicat bunkerisé derrière son dogme de lutte des classes et un gouvernement écrasé par son impopularité. Deux partis minoritaires qui espèrent par cette confrontation absurde retrouver un peu de légitimité auprès des leurs.

Les acteurs économiques de notre territoire s’alarment de cette situation. Ainsi, le Secrétariat de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) constatait récemment les conséquences dramatiques de ces mouvements sociaux avec une baisse du chiffre d’affaires qui oscille entre 25 et 30% depuis la mi-mai. Comme vous le savez, 85% des flux de marchandises transitent par les ports et 87% des conteneurs sont acheminés à leur destination finale par le transport routier. Or, les blocages, les tensions sur l’approvisionnement des stations-services ont pour effet que nombre de navires sont déroutés sur les grands ports du nord de l’Europe. Outre des conséquences économiques tragiques, cette situation fragilise l’Axe Seine, censé être au cœur des préoccupations des acteurs publics concernés. Ce secteur n’est pas le seul touché. Ainsi, l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) tirait également récemment la sonnette d’alarme, ce secteur subissant de plein fouet les problèmes d’approvisionnement et les annulations de réservations en cascades dues à l’inquiétude des étrangers face aux blocages et aux violences.

Comment peut-on privilégier aujourd’hui l’action violente à la concertation et au dialogue ? Des mouvements nés d’une minorité d’ultra, relayés par des branches qui ne sont en grève que pour défendre les intérêts de leur propre secteur : SNCF, Aiguilleurs du ciel et pilotes, transports publics… Et comme tout mouvement né d’une minorité, les positions sont radicalisées, violentes, arbitraires, manichéennes, jusqu’auboutistes…

Face à cela, le pouvoir est impuissant car illégitime et affaibli comme jamais dans notre histoire récente. Cette colère n’a qu’une excuse, elle est le fruit d’une trahison fondamentale. Le gouvernement n’a jamais évoqué le projet de Loi Travail sous cette forme dans son programme de 2012. Il fustigeait les outils constitutionnels, tel que le 49-3, comme anti-démocratique… Il louait la concertation, l’écoute, la démocratie de proximité… La responsabilité du gouvernement est grande dans ce chaos.

Reste que les 1.500 manifestants (6.000 selon les syndicats) du 2 juin dernier ne peuvent prétendre représenter les quelques 500.000 habitants de notre Métropole. Oui le droit de grève est une liberté fondamentale à laquelle nous sommes attachés. Oui le droit de travailler et la liberté de circulation des biens et des personnes sont des droits que nous défendons. Oui la bonne santé de l’économie et de ses acteurs est la clé contre le cancer qui ronge notre pays, le chômage.

A Rouen, les revendications nationales se doublent de revendications locales. Ainsi, à peine l’accord pour stopper la grève dans les cantines des écoles est-il trouvé que, déjà, celles-ci sont de nouveau en grève. Donc, cumulés, nous voici à 30j d’écoles sans cantines, de garderies aléatoires, d’activités périscolaires fluctuantes… mettant ainsi à rude épreuve des parents déjà très affectés par les blocages répétés de la ville.

Ajoutons à cela les grèves « en pointillé » de la TCAR.

Rappelons-nous également qu’il y a un an tout juste, les agents de notre ville étaient eux en grève dans le cadre des transferts de compétences à la Métropole.

Rouen est depuis trop longtemps englué dans des conflits larvés et nuisibles à son attractivité.

Conscient de ces enjeux pour la ville de Rouen et de l’intérêt du plus grand nombre, le conseil municipal condamne fermement tout acte dont l’intention est de briser le droit de travailler. Condamne les blocages généraux de la ville. Condamne avec la plus grande fermeté les actes de violences en centre-ville qui vont jusqu’à molester récemment une journaliste de notre presse locale.

Conscient de la nécessité impérieuse pour les acteurs économiques de retrouver rapidement les conditions nécessaires à l’exercice de leur activité, sous peine de dommages graves pour notre tissu économique, le conseil municipal demande un arrêt immédiat des grèves et réclame sans délais une concertation responsable.

13

06 2016

Conseil municipal du 09/05/16. Motion d’urgence LR Rouen: « Soutenons Le Contournement EST de Rouen »

Rouen. Conseil Municipal du 9 mai 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Portée par Pierre-Antoine Sprimont

.

Le coup d’envoi opérationnel du contournement EST a fait l’objet d’une délibération au dernier conseil de la métropole (23 mars 2016). Au moment où débute l’enquête publique, le groupe les Républicains souhaite affirmer, par cette motion, l’engagement du conseil municipal dans ce chantier d’un milliard d’euros.

L’origine du projet date de 1972. Voilà maintenant 44 ans que le contournement du flux de transit Routier sur Rouen est à l’étude. 44 années de tergiversations à chercher la petite bête (le lucane cerf-volant), à chercher la petite fleur (la violette). 44 années de tergiversations qui font de Rouen la seule ville métropolitaine à ne pas disposer d’une structure de contournement. Chaque jour, plusieurs milliers de camions traversent la ville à défaut de pouvoir la contourner.

Ce soutien ne doit pas être aveugle. Le groupe Les Républicains est attentif aux différents commentaires énoncés dans le rapport de l’Autorité Environnementale.

Il convient d’être particulièrement vigilant sur la tarification pratiquée aux péages de ce nouvel axe routier. Un tarif trop élevé dissuaderait les conducteurs de contourner la ville. La réduction prévue de 80 % du trafic camions dans le tunnel de la « grand mare » et de 5000 camions jour sur le pont Mathilde dépend en partie des tarifs pratiqués à ces péages. Un contrôle régulier des camions traversant Rouen devra accompagner le contournement est. Plusieurs villes (ex. Nemours, Millau) pratiquent ce type de contrôles en analysant par exemples les bons de livraisons. Pourquoi ne pas imaginer une télédétection des véhicules en transit comme cela existe dans plusieurs grandes villes européennes ?

Pour le financement, Il convient de rappeler à l’Etat, qu’il s’agit d’un équipement d’intérêt national. L’Etat doit assumer sa compétence et financer à hauteur le coût de cette structure routière. Moins de camions sur la ville de Rouen a un coût de gestion. Ce coût de gestion se retrouvera dans l’indemnité de compensation versée au concessionnaire de ce tronçon. Là encore, la maîtrise de cette indemnité de compensation dépendra de la capacité de la municipalité à contrôler les véhicules continuant à traverser notre ville en mode transit.

Par cette motion le groupe Les Républicains demande au conseil municipal de Rouen :

-D’affirmer son soutien au projet de contournement Est que le Ministère de l’écologie a validé en date du 7 janvier 2015.

09

05 2016

Conseil municipal du 21/03/16. Motion d’urgence LR Rouen: « La nécessité locale de renforcer la sécurité des citoyens : La vidéo-protection »

Rouen. Conseil Municipal du 21 mars 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Portée par Jean-François Bures

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Le 3 février dernier la Préfecture de Normandie a présenté les chiffres de la délinquance pour notre Département. En Seine-Maritime, les « atteintes aux biens » ont augmenté de 4 %, et les « atteintes volontaires à l’intégrité physique » de 8 %. Deux chiffres qui sont moins bons qu’au niveau national.

Dans le contexte actuel et suite à plusieurs homicides en centre-ville et aux agressions de commerçants, mais aussi d’un gardien d’immeuble à la Grand’Mare, ainsi qu’une attaque à la voiture bélier à l’angle des rues Saint-Nicolas et Croix-de-Fer, qui ont récemment affecté Rouen, cette capacité doit être pleinement utilisée. La violence et l’audace de ces actes de délinquance, en plein état d’urgence, sont choquantes et légitiment tout particulièrement le recours à la vidéo-protection.

De plus, dans les circonstances dramatiques qui ont endeuillé notre pays, il est nécessaire de mobiliser tous les acteurs institutionnels, dans le cadre de leurs compétences, afin de participer de la façon la plus efficace possible au renforcement de la sécurité de l’ensemble de nos concitoyens.

La ville a un rôle à jouer. En effet, le maire est le pilote de la politique locale de prévention de la délinquance. Il dispose à ce titre d’une compétence propre, liée notamment à ses pouvoirs de police. Dans ce cadre, et pour remplir cet objectif de prévention de la délinquance, il est en capacité de pourvoir au développement de la vidéo-protection au sein de sa ville.

A la suite des attentats, et comme le préconise la Préfecture, cet outil a révélé son efficacité et sa nécessité pour le travail de recherche et d’identification.

Le groupe Les Républicains estime donc qu’il convient de renforcer les moyens de vidéo-protection à Rouen. Il faut arbitrer en la matière, dans un esprit de responsabilité et sans dogmatisme, afin de préserver au mieux la sécurité des Rouennaises et des Rouennais. Et nous nous devons d’aider, à la hauteur de nos capacités, les forces républicaines chargées de veiller à l’ordre public qui se trouvent particulièrement sollicitées depuis le 13 novembre.

La DTP travaille actuellement dans le cadre du projet Cœur de Métropole à la modernisation d’équipements dont la fiabilité n’est pas satisfaisante. Une simple mise à niveau n’est pas à la hauteur des enjeux. Pour rappel et par comparaison : Rouen dispose de 24 caméras ; Le Havre 75 ; Caen 48 ; et Evreux s’équipera de 45 caméras d’ici deux ans.

De ce fait, le Conseil Municipal de Rouen souhaite qu’un plan pluriannuel soit formalisé afin que notre ville augmente de manière significative ses équipements en matière de vidéo-protection. Les études et la réalisation du projet Cœur de Métropole est l’opportunité de mener à bien cette démarche.

21

03 2016

Communiqué. Journée de la femme : « Beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour obtenir une parfaite égalité »

Rouen, le 8 mars 2016

La journée internationale des droits de la femme, que nous célébrons aujourd’hui, a été instituée à la suite de manifestations de femmes, réclamant l’égalité, le droit de vote ainsi que de meilleures conditions de travail. Hélas, les efforts accomplis durant les dernières décennies, bien que réels, demeurent malheureusement inégaux.

Force est de constater que beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour obtenir une parfaite égalité.

Si les élues et élus Les Républicains-Modem-UDI du conseil municipal de Rouen se réjouissent de la signature de la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale par les collectivités territoriales depuis quelques années, ils constatent que malgré le travail effectué depuis, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine tant à la ville de Rouen qu’à la Métropole.

Les élues et élus Les Républicains-Modem-UDI sont très vigilants et le resteront sur ces questions qui sont aujourd’hui au cœur des politiques publiques. Ce fut le sens de nos interventions, au cours du dernier conseil municipal pour défendre, par exemple, le sport « féminin rouennais » et notamment l’équipe féminine du FCR, fer de lance du sport au féminin ou bien encore de demander l’inscription, dans le cadre des travaux mis en place par la ville de Rouen, d’un public oublié, celui des étudiantes et plus largement des jeunes femmes victimes de propos sexistes aussi bien dans la rue que dans les transports en commun, …..

Lors de cette journée, l’ensemble des élues et élus Les Républicains-Modem-UDI tiennent à réaffirmer leur volonté de travail au sein des collectivités territoriales afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des femmes mais également des hommes, au travers d’une commission annoncée lors du dernier conseil municipal.

Marie-Hélène Roux, Régine Marre, Geneviève Farcis-Nollet, Catherine Morin-Desailly et Anne-Sophie Deschamps,Elues municipales à Rouen et l’ensemble des membres des groupes Les Républicains-Modem et UDI

09

03 2016

Conseil municipal du 22 février 2016. Interventions – Morceaux choisis

Prise de parole, en assemblée, du groupe des élus les Républicains de Rouen au conseil municipal du 22 février 2016

Objets des interventions rapportées :
• Office du commerce
• Agenda 21
• Charte Européenne pour l’Egalité des Femmes et des Hommes dans la vie locale

 

Office du commerce

Portée par Marie-Hélène Roux

« L’objectif de l’office du commerce est de renforcer et développer le commerce du centre-ville en fédérant les principaux acteurs (…). Nous ne pouvons qu’y adhérer.
Pour autant, cela ne doit pas être une coquille vide dénuée de sens mais avant tout un réel lieu de concertation, d’échanges, de réflexion mais surtout d’actions. (…)
Nous (les élus) (…) devons les accompagner (les commerçants) non seulement parce que la période est compliquée mais également en anticipant les choix politiques décidés : cela est particulièrement vrai à l’aube du début des travaux de la ligne T4 (…). »

 

Agenda 21

Portée par Marie-Hélène Roux

« (…) Le plus important et qui est d’actualité ce soir au regard de la motion sur la ligne T4 et la délibération sur l’office du commerce concerne la mobilité durable. Même si nous sommes d’accord sur le fond, nous constatons votre échec : «promouvoir le commerce » est un vœu pieux lorsque d’un côté, la politique du stationnement et de l’autre, celle des transports en commun s’acharnent à créer une fuite des clients vers a périphérie.
(…) Pour ce qui est du second plan 2016-2020, nous trouverions pertinent que l’ensemble des axes soit en réelle corrélation avec les actions retenues par la COP 21 et que l’axe santé y soit davantage développé surtout en tenant compte des spécificités de notre territoire. »

 

Charte Européenne pour l’Egalité des Femmes et des Hommes dans la vie locale

Portée par Marie-Hélène Roux

« (…) Ce rapport (sur la situation en matière d’égalité entre les hommes et les femmes à Rouen) concerne à la fois le fonctionnement de la collectivité et les politiques qu’elle mène. L’intervention de la ville est répartie en trois grandes parties : la ville dans son fonctionnement interne, la ville dans ses politiques publiques et la ville et ses partenaires.
(…) (Ce rapport a le mérite de permettre) de se questionner sur cette thématique.
Pour autant, nous constatons un public oublié et nous attirons votre attention. Il s’agit d’une population vulnérable que sont les étudiantes qui sont souvent victimes de propos sexistes voire harcelées tant dans la rue que dans les transports. »

09

03 2016

Tribune Rouen Mag n°446: Défendons nos aînés !

La pauvreté augmente chez les catégories les plus âgées. En un an, on dénombre 39 000 retraités pauvres supplémentaires selon l’INSEE. Ainsi 7,9% des retraités sont pauvres, soit : 1 078 000 personnes. Le minimum vieillesse n’a pas augmenté et les retraites sont gelées. Tous ces facteurs font que les retraités se paupérisent, certes avec dignité, mais surtout en silence.

Or, que fait la majorité socialiste, et ses alliés écolos-communistes, de notre ville, dans le même temps ? Elle n’agit pas ! Ou bien si, mais à la défaveur de nos aînés : Elle supprime le portage des repas à domicile, les colis de Noël, le service d’aide à domicile et reloge de façon arbitraire et sans préavis les locataires des foyers Trianon et Bonvoisin pour des travaux de rénovation qui, bien que légitimes, n’obligent pas, dans bien d’autres villes, à chasser de chez eux les résidents. Nous contestons ces choix de la majorité municipale et, plus encore, nous déplorons la manière dont les choses sont annoncées sans anticipation ni ménagement pour ces populations vulnérables.

Si l’exécutif municipal continue dans ces orientations, cela va créer des aînés périphériques et ainsi chasser nos anciens de Rouen.

Les anciens sont nos parents, notre mémoire,
Respectons-les.

01

03 2016

Communiqué à propos du Conservatoire à rayonnement régional de Rouen: « L’excellence en danger! »

Rouen, le 25 février 2016

Le groupe les Républicains a reçu le communiqué de presse de l’association des parents d’élèves du conservatoire (APEC). Nous souhaitons rappeler notre prise de position lors du Conseil municipal du 6 juillet 2015 : La modification de la grille tarifaire ne correspond en rien au besoin de financement de cet équipement à vocation régionale. Le Conservatoire de Rouen est un équipement d’excellence et nous regrettons que la majorité municipale n’ait aucune vision stratégique mais au contraire, comptable, de ce dossier.

Au lieu de mobiliser en urgence les différents acteurs locaux (en particulier Région et Métropole) et qu’une concertation soit menée afin de pérenniser la qualité reconnue de l’équipe enseignante, la municipalité préfère décourager les familles dites « aisées », obligeant celles-ci à un long bras de fer (recours au tribunal administratif). Un seul exemple : Est-il acceptable qu’une famille paie pour un enfant 700€ aujourd’hui au lieu de 200€ hier ?

Sous prétexte, d’une tarification solidaire, le Maire de Rouen prend un risque majeur de décourager les futurs talents de notre territoire par une discrimination financière.

25

02 2016

Conseil municipal du 22/02/16. Motion d’urgence sur l’Axe Seine: « PRIORITÉ NATIONALE OU PAS ? »

Rouen. Conseil Municipal du 22 février 2016
Motion d’urgence du groupe Les Républicains

Portée par Jean-François Bures

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

« Le renforcement de l’attractivité et de la compétitivité des principales portes d’entrées maritimes françaises » fait l’objet d’une mission parlementaire temporaire. Il s’agit de « faire l’inventaire des freins à lever et des échéances à respecter pour permettre aux places portuaires de Seine-Maritime d’être pleinement compétitives… ». Un pré-rapport est prévu en mars et un rapport final en juin. Nous sommes fin février… Le délai peut paraitre étonnamment court pour un éclairage nouveau, mais suffisant s’il s’agit de compiler l’abondante production sur le sujet.

En effet, commissions, rapports, missions, avis d’experts et d’industriels se sont multipliés ces dernières années sur un sujet qui a été, de plus, défini comme une « priorité nationale » par deux gouvernements afin de permettre d’assurer aux ports normands du Havre et de Rouen une desserte terrestre massifiée (ferroviaire et routière) dont ils ne disposent pas, pour lutter à armes égales contre leurs concurrents étrangers Anvers et Rotterdam, et aussi de faciliter leur desserte fluviale amplifiée.

Alors que le canal Seine-Nord avance, trouve ses financements et même le soutien d’élus du territoire et que nous ne disposons d’aucune étude d’impact économique sérieuse de cet équipement très concurrentiel sur nos outils portuaires (n’est-ce pas le rôle du Conseil de Développement que vous présidez, Monsieur le Maire ?), cette mission risque fort de définir des priorités sur des priorités déjà identifiées.

Sans vouloir appauvrir la réflexion ou le débat, presque usé, la question centrale demeure : combien l’Etat est-il prêt à mettre sur la table pour aider la Normandie à être à la hauteur de la farouche concurrence internationale et permettre à nos territoires, équipements, industries de se battre à armes égales ? Le pragmatisme est utile mais la réactivité, stratégique, dans un monde qui bouge vite, l’est encore plus.

Petit rappel : le besoin de financement concernant les investissements en matière d’infrastructures ferroviaires (LNPN) à réaliser sur l’axe Seine s’élève à au moins 6 milliards € et comprend notamment la nouvelle Gare de Rouen, ces équipements devant être réalisés à l’horizon 2025… 2030… A ces investissements s’ajoutent la modernisation de la ligne stratégique Serqueux-Gisors (260 millions €) et le contournement routier Est de Rouen (1,1 milliard €). Ces équipements de l’axe Seine ont été considérés comme prioritaires en 2013 par la Commission Mobilité 21 chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures de transports. Le total des investissements de l’axe Seine se monte donc à plus de 7 milliards € (10 milliards selon la commission Duron) auxquels il faut ajouter la desserte fluviale directe, par « chatière », de Port 2000, soit 100 à 120 millions d’euros. Le rattrapage du retard pris coûte cher mais c’est le prix de notre attractivité de demain.

Le Contrat de Plan Interrégional (CPIER) Vallée de Seine aurait dû être l’opportunité d’indiquer le montant de l’implication financière de l’Etat. Le contenu du CPIER montre non seulement qu’il n’en est rien mais que l’Etat compte faire financer les équipements de l’axe Seine par les Normands eux-mêmes.

En ce qui concerne plus précisément les projets ferroviaires de l’axe Seine, le silence du CPIER sur leur financement montre d’une façon éloquente que l’Etat compte là aussi sur la Normandie pour régler l’essentiel de l’addition. L’Etat n’a pris qu’un seul engagement : celui-ci s’élève à… 20 millions € à terme pour la LNPN dont l’essntiel est consacrée aux études préalables à l’enquête d’utilité publique qui ont été lancées en 2012 et se poursuivront jusqu’en 2020, soit huit longues années.

C’est un euphémisme que de dire que le Contrat de Plan a été mal négocié alors même que la baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales freine les capacités d’investissement de celles-ci. Nous le ressentons fortement à Rouen, dont le Grand Port Maritime est un élément clef du développement de l’axe Seine, en synergie avec celui du Havre.

En conséquence, le Conseil Municipal de Rouen demande que l’Etat prenne des engagements financiers à la hauteur des enjeux pour ce qu’il considère lui-même comme « une priorité nationale » à l’issue de la mission parlementaire.

Merci, chers collègues, de votre attention.

22

02 2016